Quelques résultats de l'enquête publique concernant le marketing direct

La Commission vie privée souhaite remercier chaleureusement tous ceux qui se sont donnés la peine de répondre aux nombreuses questions de cette enquête. Un grand merci donc! Aujourd'hui, le temps est venu de clôturer cette enquête à laquelle vous avez été nombreux à participer au cours des deux mois écoulés.

Les quelque 200 réactions enregistrées nous ont permis d'identifier plusieurs tendances intéressantes sur lesquelles nous allons brièvement nous arrêter.

Cette enquête a montré que les citoyens qui y ont répondu ne trouvent pas qu'il soit vraiment très dérangeant de recevoir des messages de marketing direct par courrier d'une société dont ils sont clients. Ils trouvent, par contre, les choses déjà beaucoup plus dérangeantes lorsque ces messages leur parviennent par e-mail, SMS et/ou téléphone/GSM.

Ils se montrent par ailleurs aussi nettement moins compréhensifs quand il s'agit de messages de marketing direct envoyés par une société dont ils ne sont pas clients et dans ce cas, quelle que soit la méthode utilisée (lettre, mail, téléphone, SMS). La majorité des répondants a considéré ce cas de figure dérangeant.

Une grande majorité des répondants a également déclaré ne jamais avoir communiqué les coordonnées personnelles (notamment le nom, le prénom ou l'adresse) d'un ami en échange d'un cadeau ou d'une réduction. Inversement, l'enquête a également révélé qu'il est plus que manifeste que les répondants sont tout à fait opposés à la communication de leurs coordonnées personnelles en vue de l'envoi d'un message de marketing direct.

La Commission vie privée a conclu de ces réactions que la majorité des répondants sont opposés au courtage de leurs données à caractère personnel aux sociétés. A condition qu'on leur en demande préalablement l'autorisation, une minorité des répondants n'est pas opposée au courtage de ce type de données.

Une écrasante majorité des répondants ne souhaite pas non plus que des sources publiques (p. ex. des sites web, petites annonces familiales, données cadastrales,...) soient (ré)utilisées dans le cadre d'une application qui permette l'éventuel envoi ultérieur de messages de marketing direct.

En ce qui concerne le délai de conservation des données à caractère personnel, les réactions sont également sans aucune équivoque. La majorité des répondants estime également que les données ne devraient pouvoir être conservées qu'aussi longtemps que les personnes auxquelles elles se rapportent sont eff ectivement clientes de la société et qu'elles ne devraient plus pouvoir être conservées lorsque ce n'est plus le cas.

Une majorité des répondants estime aussi que les sociétés ne devraient pas pouvoir recourir à des sources extérieures pour mettre à jour leurs données à caractère personnel (notamment l'adresse) notamment pour pouvoir continuer è envoyer des messages de marketing direct en cas de déménagement.

Enfin, la majorité des répondants prône également la mise en place de la communication proactive de la source des données à caractère personnel dans le cadre de l'envoi de messages de marketing direct par des sociétés à des personnes non-clientes.

La Commission vie privée utilisera les résultats de cette enquête et les remarques des répondants dans le cadre de la poursuite de la discussion sur sa note "Le marketing direct et la protection des données à caractère personnel".