Convention européenne sur la protection des sites des réseaux sociaux

Le 10 février, le Safer Internet Day, dix-sept fournisseurs de sites de réseaux sociaux ont conclu une convention avec la Commission européenne sur la protection de ces sites très visités. Cette convention accorde une place centrale à la sécurité de leur utilisation par les mineurs.

Les chiffres sont éloquents : en 2008, les sites de réseaux sociaux ont enregistré 41,7 millions d'utilisateurs réguliers et ce chiffre devrait atteindre 107,4 millions d'ici 2012. Et cela, c'est encore sans compter que les enfants y viennent de plus en plus tôt : 16% des enfants de six ans et 84% des ados de quinze ans surfent sur internet ! La commissaire européenne à la Société de l'Information et aux Médias parfaitement consciente de cette situation se réjouit de cette première convention européenne sur les réseaux sociaux. Si ces sites offrent des avantages certains en termes de stimulation de l'économie et de d'intensification des activités sociales, ils sont aussi liés à certains désavantages dont les citoyens européens doivent être informés. "Cette convention représente une étape importante vers la sécurisation des clics de souris de nos enfants sur les sites des réseaux sociaux en Europe. Les réseaux sociaux ont un potentiel de réussite énorme au niveau européen (…) aussi longtemps que les enfants et les adolescents disposent d'outils qui leur permettent de se faire des "amis" et de communiquer leurs données à caractère personnel en toute sécurité et qu'ils ont confiance dans ces outils" a déclaré la Commissaire Reding.

A l'occasion de la journée Safer Internet Day, les principaux fournisseurs de sites de réseaux sociaux européens, parmi lesquels le très populaire Facebook et la société belge Netlog, se sont réunis pour la première fois pour discuter des risques auxquels sont exposés les mineurs qui surfent sur ces sites et notamment du harcèlement cybernétique et de la pédophilie sur internet. Pour réduire au maximum ces risques, ils ont élaboré une série de mesures de protection :

  • un bouton de déclaration des abus ;
  • un statut "privé" standard pour les profils des mineurs ;
  • pas de possibilité de recherche dans les profils privés des mineurs ;
  • des options de protection de la vie privée clairement visibles et facilement accessibles ;
  • la délimitation du public cible des sites des réseaux sociaux en fonction de l'âge et la limitation de l'accès aux sites en fonction de la limite d'âge fixée.

Les sites de réseaux sociaux ont ensuite reçu pour mission d'élaborer et de mettre en pratique leur propre politique de sécurité d'ici fin avril 2009. La Commission européenne continuera à suivre leurs initiatives de près.